Ne plus raser les murs: exposition transmedia

Ne plus raser les murs est un projet de recherche-action autour de la mémoire des luttes des populations immigrées dans l’agglomération lyonnaise depuis les années 70. Il s’agit d’une recherche scientifique pluridisciplinaire dont la restitution prendra la forme principale et originale d’une exposition virtuelle mêlant documents d’archives, vidéos, photographies, journaux et dessins. L’exposition, a déjà été présenté au Rize dans sa forme« physique » au printemps 2019.

Les années 70 et la fin des trente glorieuses marquent un tournant décisif dans l’histoireunnamed des migrations, notamment dans leur composition. Le déclin économique et les premières politiques anti-migratoires voient l’émergence d’un front de lutte spécifique des travailleurs immigrés à Lyon comme dans toutes les grandes villes françaises. Durant les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui, ces politiques vont se durcir, avec comme conséquences de nouvelles formes de socialisation et d’engagement des populations migrantes. Ce sont ces formes d’engagement que nous souhaitons documenter. Le comité scientifique a mené un important travail de collecte de fonds historiques : des documents d’archives de toutes sortes ont ainsi été intégrés à la collection (tracts, affiches, journaux -militants ou non-, échanges épistolaires etc.). Les témoins de ces luttes ont été retrouvé afin de recueillir leurs témoignages. Des dessinateurs ont été sollicité pour illustrer l’exposition mais aussi mettre en image les récits historiques (sous forme de BD et d’un film d’animation). Les vidéastes de l’association sont actuellement en train de compléter cette recherche en produisant des capsules vidéos (entretiens avec des acteurs des luttes passées).

Cette production audiovisuelle a été réalisée en partie dans le cadre d’ateliers d’éducation à l’image auprès des publics concernés. Ces films d’ateliers abordent les thématiques de la mémoire, de l’exil et de ses représentations.
L’exposition sera mise en ligne en novembre 2020 dans le cadre de la biennale Traces.

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