Ne plus raser les murs: exposition transmedia

Dans la continuité du projet audiovisuel participatif « De bancs en bancs, les oubliés de l’espace public », Tillandsia souhaite poursuivre son travail de recherche-action autour des mémoires des migrations en orientant cette fois son regard vers la mémoire des luttes des populations immigrées dans l’agglomération lyonnaise depuis les années 70. Il s’agit de mener une recherche scientifique pluridisciplinaire dont la restitution prendra la forme principale et originale d’une exposition virtuelle mêlant documents d’archives, vidéos, photographies, journaux et dessins. L’exposition , intitulée Ne plus raser les murs, pourra prendre également une forme « physique » et le projet donnera également lieu à des publications scientifiques.

Les années 70 et la fin des trente glorieuses marquent un tournant décisif dans l’histoire des migrations, notamment dans leur composition. Le déclin économique et les premières politiques anti-migratoires voient l’émergence d’un front de lutte spécifique des travailleurs immigrés à Lyon comme dans toutes les grandes villes françaises. Durant les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui, ces politiques vont se durcir, avec comme conséquences de nouvelles formes de socialisation et d’engagement des populations migrantes. Ce sont ces formes d’engagement que nous souhaitons documenter.

Le comité scientifique mènera un important travail de collecte de fonds historiques : des documents d’archives de toutes sortes seront intégrés à la collection (tracts, affiches, journaux -militants ou non-, échanges épistolaires etc.). Des dessinateurs seront sollicités pour illustrer l’exposition mais aussi mettre en image les récits historiques (sous forme de BD entre autres). Afin d’enrichir la collection, les vidéastes de l’association documenteront cette recherche en produisant des capsules vidéos (entretiens avec des acteurs des luttes passées) mais aussi une série documentaire sur les luttes actuelles. Cette production audiovisuelle sera réalisée en partie dans le cadre d’ateliers d’éducation à l’image auprès des publics concernés et autour de ces luttes. Cette démarche de création cinématographique participative fait partie intégrante de la collecte de matériau ethnographique tout en permettant une co-construction de l’exposition avec les premiers concernés et/ou leurs descendants.Sans titre - 2