Mémoires ouvrières en roannais

Mémoires ouvrières en roannais ; Jordane Burnot, Arnaud Béal

capture-decran-2015-03-26-18-56-11Dans les années 1950, des centaines de bonneteries, de tailles très variées, assurent la stabilité économique de la ville de Roanne. Celle-ci figure alors parmi les rares villes où de nombreux foyers disposent d’un double-salaire: les bonneteries emploient principalement des femmes tandis que les hommes travaillent dans la mécanique ou l’armement. Cette main d’œuvre féminine produit des vêtements de luxe dont la qualité est reconnue dans la France entière. Cette période faste des « trente glorieuses » durera jusqu’à la fin des années 70. Les chocs pétroliers, la désindustrialisation et la concurrence à l’échelon international feront alors subir à la ville de Roanne une forte récession.

Jusqu’en mai 1968, les ateliers de bonneterie fonctionnent selon un modèle paternaliste bien caractéristique du début du 20ème siècle. Les nombreuses grèvescapture-decran-2015-03-26-18-55-38 à partir de mai 1968 puis jusque dans les années 1980 pour le maintien des emplois et l’amélioration des conditions de travail vont voir émerger une génération d’ouvrières politisées. Les rapports avec les patrons vont progressivement changer mais aussi la place des femmes au travail comme au foyer.